lundi 19 décembre 2011

Éloge des frontières

arton7947-55472.jpgÀ l’heure du nomadisme numérique et du "mainstream "culturel, du patchwork artistique et de la pensée kitsch, du transnationalisme vert et du tourisme humanitaire, de la finance planétaire et de la consommation globalisée, Régis Debray invoque le Dieu Terme, cette divinité romaine de la frontière, démonisé par les mondialistes, les europhiles, les amoureux du trans, de l’alter et de l’inter, et tous ceux qui ne jurent que par le pacifisme messianique des citoyens du monde.
Il s’emploie à dédiaboliser les frontières et à démystifier l’idéologie sans-frontiériste pour mieux critiquer les effets toxiques de la mondialisation libérale. Dans son dernier livre, L’éloge des frontières, en réactionnaire frondeur, il invite même à penser à contre-courant et exhorte le lecteur à défendre un « devoir de frontière ».
Les maladies de peau du monde global
La peur a donc changé de camp. Hier, c’était le vide des espaces infinis qui suscitait l’effroi.
Aujourd’hui, au contraire, l’informe « borderless world » rassure et ce sont les bornes de démarcation qui angoissent. Ce renversement de paradigme inquiète Régis Debray qui constate que la ghettoïsation, le communautarisme ethnique, l’intégrisme religieux, le narcissisme local du chauvinisme, la désacralisation des valeurs républicaines et religieuses, mais aussi le pessimisme ambiant, l’incivilité, l’indécence, résultent directement d’un déficit de frontière et non pas d’un excès, comme l’idéologie sans-frontiériste tend à le faire croire.
Sous la plume de Debray, le dogme d’un monde sans frontière nécessairement bon se fissure. L’abolition des frontières a pour conséquence paradoxale la création de lignes de fractures sociales et culturelles qui ébranlent la cohésion nationale. C’est « le retour du refoulé », « la société de l’apartheid » au sein du monde global, le cloisonnement du mur qui isole dans la fusion de la Tour de Babel qui englobe. « Les intégrismes religieux sont les maladies de peau du monde global où les cultures sont à touche-touche. ». Debray tire la sonnette d’alarme : mondialisme et communautarisme ne sont pas concomitants mais corollaires.
Plongée dans un tohu-bohu informel, l’époque postmoderne vit à rebours de la création divine. Au nom du droit à la différence, la confusion des genres, des sphères et des âges a obtenu gain de cause. Bilan de cet inquiétant imbroglio : désorientation, désenchantement, désaffiliation et fractures haineuses.
Alors Debray se fiche pas mal de susciter les crispations des apôtres de la France multiculturelle pour qui réhabiliter la frontière équivaut à une régression fasciste et xénophobe du progressisme libertaire. Debray persiste et signe. Il est urgent de retracer des lignes si on veut sortir de cette situation mortifère et éviter que le ciel nous tombe sur la tête.
Comment une population devient peuple
Loin d’être liberticide, la frontière est, au contraire, productrice, parce qu’elle permet la « mise en forme symbolique d’un chaos ». Debray ressuscite son pouvoir créateur. Certes, la frontière coupe et sépare, mais c’est pour mieux faire émerger la singularité dans un ensemble informel.
Debray fait ainsi de la frontière « l’opération par laquelle une population se mue en peuple ».
De même que la vie commence par la coupure du cordon, un peuple se forme en se séparant. La frontière le délimite non pas pour l’enfermer, mais pour poser sa différence dans l’indifférencié du monde global. Sans ligne de démarcation qui sépare le dedans du dehors, l’autorisé de l’interdit, le transcendant de l’immanent, le privé du public, pas de peuple possible.
On comprend alors que dans un espace mondialisé, où tout se vaut et donc plus rien ne se différencie où tout est délié et donc plus rien n’unit, les citoyens ne peuvent ni se reconnaître, ni s’approprier le territoire et encore moins faire le lien avec leurs compatriotes.
Un territoire qui se décompose en perdant tous les repères identitaires, historiques et relationnels ne peut satisfaire le besoin d’appartenance de ses habitants qui vont chercher dans le « marxisme, personnalisme, islamisme, bouddhisme, écologisme, etc. (…) un palliatif au déracinement ». Sans dehors qui délimite et qui structure, le dedans se vide de sa contenance et s’autodétruit parce qu’il ne fait plus sens et n’engendre que des passions tristes.
Sous l’angle de la frontière, Régis Debray pointe in fine les dangers de la mondialisation de la culture occidentale et de la dénationalisation du territoire, qui, privés de leur « estampille », ne sont plus capables d’insuffler le désir de faire société.
Finalement, n’a-t-on pas un peu trop vite oublié qu’on intègre ce qui se distingue ?

Les Matins- Régis Debray par franceculture

lundi 28 novembre 2011

Au bord du gouffre


La faillite annoncée du système de l’argent. Le 11 septembre 2001, à New York, les tours du Centre mondial du commerce (WTC) s’enflamment. Un symbole ! Sept ans plus tard, une crise financière profonde se déclenche aux Etats-Unis, puis s’étend rapidement au reste du monde. Elle trouve son origine immédiate dans une surchauffe de l’endettement privé. Pour sauver les banques et les compagnies d’assurances, les Etats empruntent à leur tour. En 2011, la crise de la dette privée s’est muée en crise de la dette publique. Les marchés financiers attaquent les Etats les plus faibles. La Grèce est la première touchée, suivie par le Portugal et l’Espagne, en attendant l’Italie et la France. Aujourd’hui, tout le monde pilote à vue. Le système financier international vacille sur ses bases, l’euro semble au bord de l’implosion. La dette ne cesse d’augmenter, doublée de déficits d’une ampleur encore jamais vue. Les estimations contradictoires des experts s’ajoutent à l’impuissance des politiques. Est-ce la fin annoncée du système de l’argent ? 

Ce livre retrace les étapes de la crise financière mondiale actuelle, et s’efforce d’en identifier les causes. Mais il va bien au-delà. Il fait le point sur la situation économique qui prévaut de nos jours et sur les problèmes sociaux qui l’accompagnent. La crise actuelle n’est pas une simple crise conjoncturelle, mais une critique structurelle, systémique. Elle est la conséquence de la logique du capital, qui ne connaît qu’un mot d’ordre : toujours plus ! Toujours plus de profits, plus de marchandises, plus d’échanges, fût-ce au prix de mesures d’austérité qui frappent les plus faibles. Un tel système ne peut durer éternellement. Voici pourquoi.

Au bord du gouffre. La faillite annoncée du système de l’argent d’Alain de Benoist. Editions Krisis 2011. 19 euros. 

Commande auprès des éditions Krisis, 5 rue Carrière-Mainguet, F-75011 Paris

vendredi 21 octobre 2011

Le sang du lion et le festin des rats


Syrte ou la Stalingrad du désert, aura résisté de tout son sang contre la barbarie céleste de l’OTAN et ses mercenaires indigènes.

Au milieu des ruines fumantes de la ville martyre, un lion est mort. Un lion qui, de son vivant comme dans son trépas, aura rendu sa fierté à sa patrie, à son peuple, à son continent et à tous les damnés de la terre.

Autour de son corps agonisant, tels des rats affamés, les barbares du CNT et de l’OTAN se sont disputés des lambeaux de sa noble chair.

« C’est nous qui l’avons achevé » clament les rats du Shape et de l’Elysée.

« Non, c’est nous. » rétorquent les rats indigènes.

Le corps lacéré de Kadhafi, c’est la Libye lacérée, donnée en pâtures à l’OTAN et au CNT.

La Libye de Kadhafi était un pays fier. Ses citoyens ne devaient pas quémander l’aumône à la porte des seigneurs européens.

La Libye de Kadhafi était un pays prospère. Elle était l’Eldorado de toute l’Afrique. Un pays de cocagne assurant le plein emploi.

La Libye de Kadhafi était un pays paritaire. Les femmes étudiaient et réussissaient mieux que les hommes. Les femmes décidaient. Les femmes dirigeaient. Les femmes combattaient.

La Libye de Kadhafi était un pays généreux. Ecoles gratuites munies d’équipements les plus modernes. Hôpitaux gratuits ne manquant de rien. Cette Libye a entre autres, financé RASCOM 1, un satellite de télécommunications qui allait permettre à tous les Africains de téléphoner quasi gratuitement, eux qui payaient les tarifs téléphoniques les plus chers au monde. L’Europe avait été jusqu’à coloniser les réseaux de communication africains, forçant le continent à verser 500 millions de dollars par an pour le transit vocal des Africains sur ses satellites.

La Libye de Kadhafi était un pays solidaire. Dotée d’un ministère chargé de soutenir la révolution mondiale, cette Libye a accueilli à bras ouverts tous les résistants du monde, a financé d’innombrables mouvements de libération : Black Panthers, militants anti-Apartheid, résistants chiliens, salvadoriens, basques, irlandais, palestiniens, angolais. Habités par leurs fantasmes primaires, des journaleux européens ont rapporté que des snipers féminins des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) avaient été enrôlés par Kadhafi. Pure intox. En revanche, les guerriers du mouvement de libération du Sahara occidental, le Front Polisario, protégeaient bel et bien Tripoli de la barbarie de l’OTAN/CNT.

La Libye de Kadhafi a fait l’expérience de la démocratie directe. Kadhafi n’avait qu’un rôle symbolique, celui du vieux sage à la fois redouté et rassurant. La population était encouragée à débattre et à choisir sa destinée à travers les Comités populaires. Pas besoin de parlement ni de partis.

Hélas, la Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à faire vivre une démocratie durable. Les luttes personnelles ont pris le dessus sur les intérêts collectifs. Comme bien des révolutions, la Libye de Kadhafi a connu sa dégénérescence idéologique et son cortège de souffrances et d’injustices.

La Libye de Kadhafi n’est pas parvenue à instaurer la concorde entre clans et tribus de la Tripolitaine et de la Cyrénaïque.

La Libye de Kadhafi a cru que seule la force viendrait à bout des djihadistes endiablés d’Al Qaida, des opportunistes et des renégats pro-occidentaux.

La Libye de Kadhafi a tenté de briser son isolement international, pensant que les rats de l’Elysée, du 10 Downing Street, du Palais Chigi ou de la Maison Blanche viendraient manger dans sa main. Ces rats se sont en réalité sournoisement glissés dans la manche de sa tunique. Ils ont saisi l’occasion pour infiltrer son pays, le saboter, le ruiner et le pomper pour un siècle.

A présent, les rats d’Europe et les rats du CNT étanchent leur soif dans la crinière du lion.

Mais le lion s’est dérobé à leurs griffes pour rejoindre Lumumba et Sankara, les autres enfants martyres de l’Afrique héroïque.

Buvez, hordes de lâches, buvez ! Que son sang brûle vos entrailles comme le Zaqqoum !

Pleurez patriotes libyens pleurez ! Que vos larmes engloutissent vos bourreaux et leurs armées !

Bahar Kimyongür- 21 octobre 2011

vendredi 7 octobre 2011

Le complexe d'Orphée - La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès

1952141003.jpgLes éditions Climats viennent de publier le dernier essai de Jean-Claude Michéa intitulé Le complexe d'Orphée - La gauche, les gens ordinaires et la religion du progrès. Au cours des dix dernières années, Jean-Claude Michéa est devenu un des critiques du système les plus radicaux et les plus talentueux, dont les livres font date. Ses analyses à la fois subtiles et percutantes sont servies par un style d'une grande clarté. Une lecture indispensable !
"Semblable au pauvre Orphée, le nouvel Adam libéral est condamné à gravir le sentier escarpé du "Progrès" sans jamais pouvoir s'autoriser le moindre regard en arrière.
Voudrait-il enfreindre ce tabou - "c'était mieux avant" - qu'il se verrait automatiquement relégué au rang de Beauf, d'extrémiste, de réactionnaire, tant les valeurs des gens ordinaires sont condamnées à n'être plus que l'expression d'un impardonnable "populisme". C'est que Gauche et Droite ont rallié le mythe originel de la pensée capitaliste : cette anthropologie noire qui fait de l'homme un égoïste par nature.
La première tient tout jugement moral pour une discrimination potentielle, la seconde pour l'expression d'une préférence strictement privée. Fort de cette impossible limite, le capitalisme prospère, faisant spectacle des critiques censées le remettre en cause. Comment s'est opérée cette, double césure morale et politique ? Comment la gauche a-t-elle abandonné l'ambition d'une société décente qui était celle des premiers socialistes ? En un mot, comment le loup libéral est-il entré dans la bergerie socialiste ? Voici quelques-unes des questions qu'explore Jean-Claude Michéa dans cet essai scintillant, nourri d'histoire, d'anthropologie et de philosophie."

lundi 3 octobre 2011

La version officielle du 11/9 est une théorie du complot!!

Depuis que les citoyens réclament la vérité sur les évènements du 11 Septembre 2001, les mots "complot" et "conspiration" leur sont jetés à la face comme seules réponses.

Les défenseurs des explications du gouvernement Bush usent et abusent de la sémantique complotiste, pour tenter de discréditer des questions aussi dérangeantes que légitimes.

Pourtant, s'il est une version complotiste et conspirationniste, c'est bien celle donnée par l'administration américaine pour tenter d'expliquer les innombrables anomalies et incohérences de leur récit.

Voici donc la version officielle, celle du complot exclusivement islamiste, résumée en cinq minutes.
Attention vous êtes en présence d'une "Théorie conspirationniste" !


La version officielle du 11/9 est une théorie... par ReOpen911

Dans la matinée du 11 Septembre 2001, 19 hommes armés de cutters, dirigés par un homme sous dialyse, depuis une caverne-forteresse de l’autre côté du monde, en utilisant un téléphone satellite et un PC portable, ont réalisé la pénétration la plus sophistiquée de l’espace aérien le plus protégé au monde.
S’emparant des passagers et des pilotes, tous anciens pilotes de chasse, de 4 vols commerciaux qu’ils détournent de leur route pendant plus d’1 heure, sans jamais avoir été inquiétés par un seul chasseur d’interception. 
Ces 19 pirates, religieux fondamentalistes dévots qui aimaient boire de l’alcoolsniffer de la cocaïne, et vivaient avec des strip-teaseuses, ont réussi à abattre 3 immeubles à l’aide de 2 avions à New-York.
Pendant qu’à Washington, un homme incapable de piloter un monomoteur Cessna a été capable avec un 757, de faire une boucle en descente de 2400 m à 270°, pour arriver en parfait rase motte
Et percuter le pentagone au niveau du bureau des analystes du budget ou des employés du Ministère enquêtaient sur le mystère des 2300 milliards de dollars que Donald Rumsfeld, le secrétaire d’état avait annoncé « manquant » des coffres du pentagone, dans une conférence de presse tenue le jour précédent, le 10 Septembre 2001.
Par chance, les médias ont su qui l’avait fait en quelques minutesles grands pontes en quelques heures, les officiels dans la journée,
Et les preuves sont littéralement tombées dans l’escarcelle du FBI. 
Mais pour une raison ou une autre, des conspirationnistes fous ont demandé une enquête sur la plus grosse attaque perpétrée sur le sol Américain de toute l’histoire.
Elle était basée sur des témoignages obtenus sous la torture, et dont on a détruit les enregistrements
Et les manoeuvres militaires simulant "des avions détournés et jetés sur des immeubles" menés au moment précis où c’était réellement en train de se produire. 
Elle a été trompée par le Pentagone, la CIAl’Administration Bush, et à propos de Bush et Cheney ? … Et bien personne ne sait ce qu’ils ont dit car ils leur témoignage était secretpas enregistrépas sous serment et à huis clos
Ce n’était pas important de rechercher qui a financé les attaques car cette question a “peu de signification pratique“ (sans intérêt). 
Cependant, la commission d’enquête du 11-Septembre a brillamment répondu à toutes les questions du public, excepté la plupart de celles posées par les familles des victimes, et a pu pointer les fautes et les personnes responsables (bien qu’aucune n’ait perdu son boulot), déterminant que ces attaques étaient dues à :
- “un défaut d’imagination” 
car 
- “Je pense que personne n’aurait pu prévoir des avions percutant des immeubles” 
Excepté le Pentagone , la FEMA (Agence Fédérale des situations d’urgence) , le NORAD (Commandement de la défense Aérospatiale de l’Amérique du Nord) et le NRO (Bureau de Reconnaissance Nationale, les satellites espions).
La DIA (Agence du renseignement pour la défense) a détruit 2.5 Téraoctets de données sur Able Danger , mais c’est OK car ce n’était probablement pas important. 
La SEC (Commission des opérations boursières) a détruit ses données sur l’enquête concernant les délits d’initiés avant les attaques, mais c’est OK car la destruction des données relatives à la plus grosse enquête de toute l’histoire de la SEC fait partie de ses routines d’archivage. 
Le NIST (Institut national des Normes et de la Technologie) a classé secretson modèle mathématique utilisé pour l’effondrement du Building n°7, mais c’est OK car le révéler, aurait “compromis la sécurité du public“. 
Le FBI (Bureau d’enquête Fédéral) a argumenté que tout ce qui concerne leur enquête sur le 11/9 doit être tenu secret, mais c’est OK car le FBI n’a probablement rien à cacher
Cet homme n’a jamais existé, et rien qu’il ait dit ne mérite votre attention, si vous dites le contraire, vous êtes un conspirationniste paranoïde qui mérite d’être mis au ban de l’humanité. Comme luiluilui, et elle, et elleelle et lui.
Oussama Ben Laden a vécu dans une grotte-forteresse des montagnes d’Afghanistan, mais il a pu s’échapper. Puis il s’est caché à Tora Bora, mais il a pu s’échapper. Puis il a vécu 10 années à Abottabad, mettant en échec le réseau d’espionnage le plus efficace et le plus sophistiqué du monde et de l’histoire, tout en publiant vidéo sur vidéo en totale impunité (rajeunissant au gré des vidéos réalisées), 
Avant d’ être capturé par un vaillant commando de navy seal, dans une opération non filmée, durant laquelle il n’a pas résisté, ou peut-être utilisé sa femme comme bouclier humain, et pendant laquelle ces as des forces spéciales ont paniqué et tué cet homme désarmé, censé être la meilleure source d’information de la planète concernant le terrorisme.
Puis ils l’ont jeté dans l’océan avant d’en parler à quiconque.
Puis deux douzaines des membres de ce commando ont péri dans un crash d’hélicoptère en Afghanistan.
C’est l’histoire du 11-Septembre, telle qu’elle vous est rapportée par les medias qui vous ont dit la pure vérité sur 
Si vous avez un doute sur cette histoire… vous êtes une chiure de rat, un paranoïaque, un cinglé, vous détestez les chiens et les enfants, et vous serez conspués par le monde entier.
Si vous aimez votre pays et la liberté, la joie, les arcs-en-ciel, le rock, les chiots, les tartes aux pommes et votre grand-mère, alors vous n’émettrez jamais le moindre doute sur aucune des parties de cette histoire, à personne, Jamais.
C’était une annonce publique sponsorisée par : Les amis du FBI, de la CIANSADIASECM S M, Maison BlancheNIST, et de la Commission sur le 11/9.
Parce que l’ignorance, c’est la force!

mardi 27 septembre 2011

Survivre à l'effondrement économique - Les fils de la liberté s'entretiennent avec Piero San Giorgio

Émission spéciale cette semaine: nous passons en entrevue le nationaliste suisse Piero San Giorgio, auteur du nouveau livre Survivre à l’effondrement économique. Nous discutons du contenu de son livre, des raisons derrière l’inévitable effondrement économique mondial ainsi que du modèle démocratique en Suisse.

Entrevue avec Piero San Giorgio, auteur de... par lesfilsdelaliberte

mercredi 21 septembre 2011

Demain l'apocalypse? - Conférence de Michel Drac

gal_6278.jpgUn rapide tour d’horizon, pour ouvrir le débat. Aucune technique financière : nous allons résumer la situation sans entrer dans les détails. On pourra le faire dans les questions, si vous le souhaitez.
La crise actuelle n’est pas une simple crise d’ajustement. Ce n’est pas une crise comme celle de la fin des années 50, comme celle des années 70, comme celle de 1993. Selon les points de vue, on peut la regarder comme un effondrement civilisationnel, un coup d’Etat ou une crise du sens.
Effondrement civilisationnel, j’ai presque envie de dire religieux, parce que ce qui implose, c’est une religion, une religion qui servait de soubassement à une civilisation : la religion du Progrès. Cette religion annonçait que l’humanité fabriquerait elle-même le Millenium, le millénaire d’or, par la technoscience et le développement quantitatif indéfini.
Coup d’Etat, parce que les « élites » de cette civilisation défunte vont tenter de sauver leur rêve, jadis fait pour toute l’humanité, en le restreignant en gros à elles seules, et, disons, à une minorité qui leur sera associée – ceux qu’un Jacques Attali appelle les hypernomades.
Crise du sens, enfin, si l’on remonte aux interprétations les plus hautes, parce que derrière la religion du Progrès, ce qu’il y avait, c’était une certaine façon de concevoir l’élaboration du sens dans le cerveau global des grands systèmes fédérateurs – une élaboration du sens par la quantité.
Cette crise, ou plutôt cet effondrement, a commencé en réalité depuis plusieurs décennies.  La réalité a été cachée depuis plusieurs décennies par la combinaison de la virtualisation, de la croissance fictive par endettement et d’une confusion savamment entretenue entre un moment dans l’Histoire, la croissance de la Chine et de l’Inde comme source de la consommation occidentale, et une réalité structurelle : la chute de l’Occident comme pôle dominant dans le monde. L’ensemble de ces artifices avait fini par fabriquer une sorte d’hologramme, une représentation fictive tridimensionnelle, dans laquelle nous évoluions en affectant de ne pas voir la réalité.
Ce qui se passe depuis 2007, c’est la panne progressive de cet hologramme. L’hologramme est en train de grésiller, de trembloter. Il est encore en état de fonctionnement, mais on devine déjà qu’il va se dissiper. Déjà, des pans s’effondrent. Il faut en toute hâte les réactiver en sacrifiant d’autres pans. C’est la fin.
Depuis 2007, les dirigeants font semblant de diriger un système encore vivant. En réalité, il est mort. Depuis 2007, ils maintiennent coûte que coûte l’hologramme. Mais on approche du moment où l’hologramme va disparaître, révélant le réel qu’il dissimulait.
C’est pourquoi le moment de décision approche. Quand l’hologramme disparaîtra, le réel obligera à prendre de vraies décisions, parce qu’il faudra bien décider de ce qu’on fait pour gérer la catastrophe.
C’est pour bientôt.
Quand exactement ?
Vraisemblablement, quand les cautions en dernier recours vont reconnaître leur incapacité à garantir les masses d’actifs fictifs qui constituent l’essentiel de la fausse richesse actuelle. C’est à mon avis une affaire de mois, au plus un ou deux ans, avant qu’on entre dans le vif du sujet. La disparition complète de l’hologramme pourrait bien durer encore quelques années. Mais le moment où des pans vont commencer à disparaître sans remède est proche.
Je prends quelques risques en disant cela. Il faut garder en tête que le système actuel nous communique des informations comptables totalement biaisées, ce qui fait qu’on a beaucoup de mal à prévoir exactement ce qui va se passer à quel moment. Mais il semble bien qu’on soit proche de la rechute décisive, de l’instant où, après que les Etats ont sauvé les banques, les Etats eux-mêmes seront en faillite.
A mon avis, et à mes risques et périls, je dirais : la Grèce en faillite avant la fin de l’année, l’Italie et/ou l’Espagne avant la fin 2012.
Pour les USA, je pense qu’il n’y aura pas de faillite avouée, puisqu’on est dans un système monétaire différent, qui reste souverain bien que n’étant pas public – il y a une souveraineté à New York, mais ce n’est pas celle du peuple américain, c’est la souveraineté privée de la FED. Mais même aux USA, il y aura une faillite de facto, à travers une stagflation très dure, voire, si le système échappe à son propre contrôle, une hyperinflation.
Pour la Grande Bretagne, il est difficile d’être précis, tant la City joue un rôle spécifique. Sa base territoriale est gérée par la finance globale selon des critères particuliers et opaques. En tout cas, sur le plan de l’économie réelle, on ne voit pas comment la Grande-Bretagne pourrait éviter un naufrage complet.
Pour la France enfin, elle sera attaquée prochainement, et il est très probable qu’elle se trouvera tôt ou tard en situation de défaut technique. L’organisation de cette faillite française est tout à fait dans les cordes des « marchés financiers », c'est-à-dire en fait de quelques institutions anglo-saxonnes, ou disons basées dans le monde anglo-saxons. Des institutions qui pilotent en réalité l’évolution des marchés.
Ce qui va se passer ensuite, c’est que, d’abord, les pays touchés vont connaître une situation comparable à celle de la Grèce actuellement – une austérité insupportable, soit par disparition de l’Etat social, soit par une fiscalité écrasante, soit un mélange des deux. Ensuite, les super-souverains eux-mêmes (FMI, BCE) se reconnaîtront impuissants dans le cadre de leurs pouvoirs actuels. Il est probable qu’ils vont dans ces conditions ou cesser d’exister, n’avoir plus qu’une existence fictive, une apparence en quelque sorte, ou au contraire chercher à étendre indéfiniment leurs attributions, dans une fuite en avant. Tout indique qu’ils choisiront cette deuxième voie.
C’est là que les classes dirigeantes devront prendre des décisions. Fini la gestion par l’hologramme. Il va falloir agir dans le monde réel.
*
Quelles sont les décisions possibles ?
En gros, il y a quatre voies que les classes dirigeantes  actuelles peuvent suivre.
Commençons par dire qu’elles ne suivront pas la voie qui devrait être suivie. Ce dont nous aurions besoin, c’est tout simplement de refonder une civilisation nouvelle. Mais les classes dirigeantes actuelles sont incapables d’accomplir la révolution mentale nécessaire pour une telle refondation.
Ce n’est pas que les individus qui les composent soient stupides. Lire à ce sujet, par exemple, Luc Ferry, ou même Attali, qui est monstrueux par certains côtés, mais qui a manifestement pris conscience des vrais enjeux. C’est tout simplement que le fonctionnement du cerveau global constitué par ces élites est paraphrénique ; la réflexion tourne en circuit fermé, c’est un auto-cautionnement. Ce cerveau global est incapable de se confronter au réel. Il est fou, si vous voulez. C’est comme ça, c’est une dynamique holistique qui dépasse les capacités d’action des individus qui composent le collectif.
Restent trois voies possibles, dans le cadre de la paraphrénie institutionnelle de nos classes dirigeantes. Trois voies qui visent à sauver une civilisation défunte – la civilisation capitaliste pour faire simple.
Première voie : la dictature sans la guerre. Deuxième voie, la guerre limitée et la dictature. Troisième voie : la guerre totale et la dictature.
Dans tous les cas, au programme : la dictature.
Il est évident que les classes dirigeantes actuelles ne pourront pas faire avaler aux peuples le passage à la forme dégradée de l’idéologie du progrès. Cette forme dégradée, comme je le disais, visera à sauver le principe idéologique du Millénium par l’action de l’humanité sur elle-même, en restreignant le Millénium aux soi-disant « élites ». En d’autres termes : pour l’élite, le paradis selon Jacques Attali, et pour les autres, l’alignement rapide des classes moyennes et populaires occidentales sur les standards chinois et indiens, peut-être un peu améliorés.
Impossible de faire avaler cela aux peuples dans un cadre démocratique.
Il y aura donc la dictature. C’est pourquoi on peut dire : crise ou coup d’Etat ?
Cette dictature ne sera probablement pas une dictature comme celle du temps jadis. On a beaucoup progressé, si j’ose dire, dans l’art de fabriquer le consentement des populations. Les formes extérieures de la démocratie seront probablement sauvegardées, mais en réalité, les dirigeants élus ne décideront plus grand-chose. Pour occuper le terrain, on leur laissera le sociétal (adoption par les couples gays, développement des mères porteuses, etc.). Sociétal en outre utilisé pour détruire les formes collectives capables de s’opposer au pouvoir en secrétant un cerveau global distinct de celui construit par les oligarchies. C’est la poursuite des tendances actuelles, mais considérablement renforcées.
La gestion sera située au niveau d’institutions technocratiques entre les mains, en pratique, du capital globalisé. Les super-souverains étant devenus incapables de jouer leur rôle dans le cadre actuel de leurs attributions, on va les transformer en garde-chiourme, en instances supranationales qui, en pratique, décideront sur toutes les variables économiques réelles. La BCE, par exemple, pourrait devenir le bras armé d’un gouvernement économique européen piloté par la commission de Bruxelles, avec le droit d’encadrer toutes les décisions des ministères des finances nationaux.
On y est presque déjà, d’ailleurs. L’Union Européenne est en train de se transformer en machine à dresser les peuples européens les uns contre les autres. Avec l’Allemagne  dans le rôle du bon élève et du méchant professeur. Ne vous y trompez pas : c’est un pur jeu d’acteur. Le véritable ennemi n’a probablement pas de base territoriale stable – et s’il en a une, ce n’est pas Berlin.
Enfin, bref, voilà un choix déjà fait : la dictature. La « crise » est orchestrée pour servir de prétexte à un coup d’Etat.
Reste la variable sur laquelle le moment de décision approche : la guerre.
Au-delà d’une crise du système financier, ce qui commence, c’est un effondrement civilisationnel, la fin d’un mythe progressiste quantitatif, la fin d’une manière de construire le sens uniquement par le quantitatif. Cet effondrement provient du fait que le système industriel contemporain ne peut pas étendre son mode de fonctionnement à une humanité de neuf milliards d’hommes. Si Chinois et Indiens consomment comme des Américains, la terre est plusieurs fois trop petite, tout simplement.
Une parenthèse : on m’objectera ici que des perspectives  technologiques peuvent changer la donne. Energies nouvelles, fusion, etc. A ce stade et sous réserve d’informations nouvelles, je préfère quant à moi m’en tenir à ce que me disent les ingénieurs et scientifiques de ma connaissance : au-delà des fantasmes, dans le réel, les contraintes énergétiques et écologiques vont peser de plus en plus lourd. Il reste des marges de progression dans les univers virtuels. Mais dans l’univers matériel, le pic pétrolier est une réalité – on pensera ici à la levée de toutes les restrictions sur le forage off shore en 2008, aux USA, juste après le début de l’effondrement financier, et à la marée noire dans le golfe du Mexique. Il  y a là un enchaînement de faits apparemment disjoints, mais dont l’enchaînement, précisément, donne à réfléchir.
Revenons à la question de la guerre.
Si vraiment la civilisation de la quantité, c'est-à-dire de la croissance, est incompatible avec l’émergence d’une humanité entrée massivement dans l’ère industrielle et consumériste, les classes dirigeantes occidentales ont trois options : accepter cette émergence, et donc gérer l’alignement brutal des niveaux de vie occidentaux sur ceux des pays émergents, pour les masses du moins ; refuser cette émergence en essayant de mettre la main sur les ressources en matières premières et énergétiques avant que l’avantage stratégique militaire occidental ait disparu ; ou alors, détruire purement et simplement les économies rivales, par la guerre totale.
Quand on y réfléchit attentivement, ces trois options sont toutes les trois absurdes du point de vue du bien général. C’est pourquoi on peut dire : crise économique ou crise du sens ? De toute manière, la façon dont le sens est construit dans la civilisation actuelle nous conduit droit dans le mur.
La première option, pas de guerre, imposera une sorte de relégation d’une grande partie de la population dans un univers de croissance quantitative virtuelle, puisque c’est là qu’il reste des territoires de croissance. Cela suppose une économie de pénurie dans le monde réel, mais une débauche de distractions virtuelles. Toute la question est de savoir si les classes dirigeantes estimeront qu’elles ont les moyens, par le virtuel, de rendre la situation supportable, pour les populations, dans un cadre non démocratique mais préservant les apparences.
La deuxième option, la guerre limitée pour s’emparer des matières premières, consiste en gros à alléger le poids de l’ajustement supporté par les peuples jusque là riches, en leur réservant une bonne partie des futures capacités de production, ou en tout cas de consommation. Dans ce cas, il faut s’attendre à une décennie d’opérations conduites sur le modèle de ce qui vient de se passer en Lybie. C’est à mon avis le plus probable. En tout cas, c’est semble-t-il ce vers quoi les classes dirigeantes occidentales sont en train de se diriger.
Enfin, il y a la troisième option : la guerre totale. Ce peut d’ailleurs être une option forcée, si la guerre limitée dérape. A priori, cela paraît impossible. Mais nous ne savons peut-être pas tout concernant les armements stratégiques dont dispose l’Empire occidental. On ne peut pas non plus exclure une décision allant dans le sens d’une diminution brutale de la population mondiale, par un mélange de guerre inter-étatiques et de guerres civiles métalocales, sur le modèle esquissé par Huntington dans son choc des civilisations, mais appliqué, sans la finesse de Huntington, par des brutes néoconservatrices.
Attention, je ne dis pas que c’est le plan. Je dis qu’il faut avoir conscience du fait qu’il peut y avoir des gens, dans les milieux dirigeants, qui ont ce type de plan en réserve, parce que nous savons que ces gens ont l’idéologie pour justifier ces plans. Se souvenir ici que le capitalisme est, depuis l’origine, une entreprise de prédation d’une partie de l’humanité sur le reste ; et se souvenir que dans le monde de demain, au fond, les masses ne servent plus à grand-chose du point de vue de leurs maîtres.
*
En conclusion, que dire ?
Le moment de décision pour les classes dirigeantes sera aussi un moment de décision pour nous tous.
De toute manière, nous savons que cette « crise » est un coup d’Etat. Et nous subodorons qu’elle sera aussi la porte ouverte vers la guerre. Alors que faire ?
Deux voies sont généralement évoquées : la révolte des nations ou la gouvernance globale, pour parler comme Alain Soral. On peut poser le problème ainsi, mais alors, ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la révolte des nations, en Europe du moins, ne prendra certainement pas une forme révolutionnaire du passé. Les peuples tunisiens et égyptiens ont pu se débarrasser de leurs dictateurs en suivant un schéma révolutionnaire très classique, très 1789. Mais ce sont des peuples jeunes, avec beaucoup de jeunes gens qui sont, justement, à l’âge où l’on fait les révolutions. Et ces peuples jeunes étaient confrontés à des dictatures, si j’ose dire, à l’ancienne.
Chez nous, c’est très différent. D’une part, nous sommes des peuples vieux. L’âge moyen en France est de 40 ans. Dans certains pays européens, c’est encore plus élevé. Or, si à 20 ans, on fait la révolution dans la rue, à 40 ans, c’est différent.
Bref, si par « révolte des nations » on imagine des  foules  dans la  rue et une émeute qui prend d’assaut l’Elysée, je n’y crois pas – et quand bien même cela arriverait, il n’en sortirait rien de durable. De toute manière, le Pouvoir n’est plus à l’Elysée.
Dans les pays occidentaux, les capacités de l’oligarchie à préempter toute forme de contestation ont atteint une quasi-perfection. La fabrique du consentement est désormais une usine zéro défaut. Avant même que vous ne pensiez, mes chers amis, le Pouvoir a déjà implanté en vous les catégories qui prédéterminent votre pensée. Et c’est tout un travail à accomplir sur soi pour se libérer de ce conditionnement. Nous sommes arrivés au point où le Pouvoir connaît le peuple mieux que le peuple ne se connaît lui-même. L’ingénierie sociale que nous subissons est d’une perversité extraordinaire. C’est bien, bien plus fort que les dictatures à l’ancienne.
Alors, me direz-vous, c’est fini ? Il n’y a plus qu’à subir la dictature, voire la guerre ?
Non, pas nécessairement. Une révolte est possible, mais elle doit adopter une forme postmoderne pour affronter des dictatures postmodernes.
Point crucial : il y a des monstres, des psychopathes, parmi les individus qui forment nos classes dirigeantes. Mais il n’y a pas que cela. Je pense que les individus qui forment nos classes dirigeantes ne sont pour la plupart pas mauvais en tant qu’individus. Je pense que c’est le cerveau global qu’ils forment qui est mauvais, parce qu’il est fou. C’est lui qui rend mauvais les individus qu’il intègre.
Si nous construisons une alternative à ce cerveau global, alors les individus qui se trouvent à l’intérieur du système, parfois à de hauts niveaux de responsabilité, vont pouvoir penser autrement, eux aussi. Souvenons-nous qu’une grande partie des oligarchies actuelles vient du monde d’avant, du monde de la démocratie, ou en tout cas de l’essai de démocratie, du monde de la nation, de la patrie. Par exemple, les officiers de l’armée française n’ont pas fait Saint-Cyr pour défendre Lazard Frères et Goldman Sachs. Une partie non négligeable des grands corps de l’Etat est malgré tout restée à peu près saine. Je pourrais, si je ne craignais pas de leur nuire, vous citer des polytechniciens qui pensent à peu près comme moi. Pas d’énarque, il est vrai. L’ENA, apparemment, ça ne pardonne pas…
Bref, revenons au fond du débat. Il est temps de conclure. A un certain moment, il faut sortir de l’analyse et entrer dans la proposition d’action.
Voilà ce que je propose : il faut former un cerveau global parallèle. Un cerveau global de la dissidence, si vous voulez. Un cerveau global qui, lui, sera capable de résoudre la crise du sens, en inventant une nouvelle façon de construire le sens dans les systèmes fédérateurs humains.
Et je suis persuadé que nous pourrons compter sur une certaine tolérance de la part des individus qui forment les classes dirigeantes, si nous allons dans cette direction, parce qu’il se trouve parmi eux beaucoup de gens qui se rendent compte du caractère monstrueux du monde qu’ils sont en train de produire collectivement. Nous devons être très attentifs à ce qui se passe à l’intérieur des classes dirigeantes. Il faudra savoir pousser les monstres à se dévoiler, pour que les individus sensés prennent la mesure des risques que l’humanité affronte.
Je crois que c’est là-dessus qu’il faut jouer. A mon avis, c’est la seule lueur d’espoir : non pas contre le système, mais en dehors, pour agir dessus depuis l’extérieur.
Toute la question étant de savoir comment fabriquer l’identité de ce cerveau global dissident…
Et c’est sur cette question que je conclurai.

vendredi 2 septembre 2011

La Francité révolutionnaire


Dieu se rit des gens qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, disait un jour Bossuet. Ce dicton fort de sens est devenu avec le temps plus qu’une thématique propre aux inconséquents et aux simples d’esprit, mais la thématique générale de notre temps. Ces gens si instruits et si surs d’eux que l’on appelle élites, en font une sorte de carrière et n’ont de cesse de se tromper sur tout. Depuis bientôt près de 50 ans qu’ils nous répètent que l’émancipation des peuples ne peut que s’incarner dans l’individualisme le plus total et la supranationalité, tout en se plaignant de la désagrégation morale et de la paupérisation qu’elles impliquent. Cette situation, loin d’être une erreur de jugement, est l’incarnation parfaite de ce genre d’idée fleurissant toujours dans la tête de mauvais lecteurs de Machiavel. Cette idée que l’on pourrait même appeler mystique, est celle maintenant bien connue du dépassement de l’État forcement injuste en contrepartie du droit inaliénable de se comporter comme des bêtes. Cette mystique, c’est celle du monde globalisé des banquiers, des cosmopolites et des commerçants du vice. Ce monde, notre cauchemar, est celui à notre porte, celui où tout est permis, mais où rien n’est possible… ce monde c’est le mondialisme!         

Ce système est fort, très fort, car il se nourrit de notre lâcheté et de notre manque de foi en l’avenir. Mais parfois, il arrive que de la léthargie naît quelque chose de bien, comme un peu de lucidité sur le passé, le présent et l’avenir.  Ultimement, peut-être même un peu d’espoir de voir un jour ce monde s’écrouler sous ses contradictions et voir enfin apparaître quelque chose de mieux… quelque chose comme un grand peuple pourrais-je même dire! Je l’évoque, car je le crois, le Québec connaît les méandres des grandes noirceurs et des espoirs étouffés. Ce qui fait que de par notre Histoire, nous avons un angle de vue permettant d’anticiper le futur des peuples encore trop ébloui par leur glorieux passé et dont les actions présentes inspirent le début de la décadence. Inutile de préciser que de tous les peuples qui semblent girent étouffé sous leurs grandeurs, et qui nous laisse le moins indifférent, est bien sûr le bon peuple français. Ce peuple, qui fut génétiquement le nôtre un temps et qui nourrit encore en nous un mélange d’admiration et de ressentiment, est maintenant en danger comme nous le fûmes la fameuse date qui créa le ressentiment précédemment évoqué (1763). Depuis cette triste époque, l’esprit de résilience est la force tranquille dont nous avons fait usage afin de survivre à ces années difficiles. Moins glorieux et certainement moins romantique que l’idéalisme révolutionnaire de nos cousins, cet esprit reste tout de même très adapté aux situations de survies que doivent surmonter les peuples à cette heure où les forces de jadis deviennent presque des faiblesses par la puissante osmose que provoque le capitalisme financier.

Tous ceux qui connaissent la France moindrement, savent qu’elle fut l’une de ces terres où le politique fusionna avec le philosophique et la morale. Sa grandeur culturelle, son ancienneté ainsi que sa diversité n’y sont pas pour rien et il n’est aucunement bête de croire que cette composition fût la recette d’un certain messianisme qu’elle incarna magnifiquement dans son Histoire récente. Mais enfin, il n’est douteux pour personne désormais que la France est passée de l’idéal de jadis à l’idéologie la plus extraordinairement totalitaire, ce qui la fait maintenant se nier. Un peu comme un homme ne voulant plus se voir comme tel, mais que comme une part éclairée de la globalité. Notons qu’une abstraction, aussi extrême, ne peut à terme qu’être révolutionnaire au sens même de son existence. L’idée derrière ce propos est qu’à force de s’élever dans la grandeur on peut finir par oublier sont essence et se prendre pour l’universel, ce qui ne peut à terme que causer des problèmes fort fâcheux au niveau du politique. De plus, il est aussi certain que dans le contexte de défaites et de déclin, l’envie de se prendre pour l’universel (ou plutôt, se perdre dirais-je même) se fait encore plus sentir comme réflexe de défense face à cette triste réalité. Le Québec, comme petite nation toujours sous tutelle, en connaît quelque chose en frais de défaite et connaît aussi très bien le réflexe messianique que provoque cet état. D'ailleurs, nous le connaissons d’autant bien que nous en vivons un particulièrement fort depuis 1995 (date de la dernière défaite de l’indépendance). Cet état n’est, par contre, en rien aussi incroyable que celui que connaissent les Français, car n’ayant jamais connu l’ivresse de la gloire mondiale, ce qui nous rend évidemment moins aveugles à certaines réalités concrètes de l’Histoire, comme celle de notre propre disparition. Enfin, tout ça pour dire que rien n’est moins vrai que de croire que le but de mon propos est de faire une quelconque morale à nos bien-aimés cousins. Mon but est simplement de faire valoir l’idée d’une complémentarité culturelle qu’il nous serait plus que temps d’exploiter afin d’en finir avec cet état messianique et hypocrite qui nous a déclaré la guerre.         

L’idée que je crois indispensable à l’avenir que nous chérissons, est celle de la « francité ». Ce concept, comme vous l’avez probablement deviné, n’est pas la francophonie, même si elle n’y est pas hostile non plus, elle est seulement autre. La francophonie étant une création héritée de l’ancienne grandeur de la France, autrement dit le colonialisme, elle n’est pas nécessairement en phase avec des réalités identitaires propres à la francité. Tout le monde sait bien qu’un grand nombre de peuples parle le français tout en ne se sentant aucunement lié à la France, au sens de la filiation. On peut agiter autant que l’on voudra la rhétorique universaliste, il est clair que l’abstraction à elle seule ne peut venir à bout du sentiment légitime de domination que vivent des populations n’ayant que la langue et la fonction publique comme point en commun d’avec la ou l’ex métropole. Par contre, certains lieux de la francophonie ont la francité comme constituant et cela rend l’avenir plus prompt aux alliances qu’au ressentiment.    

C’est essentiellement cette situation qui donne aux relations franco-québécoises toutes leurs singularités. Une francité qui crée non seulement un sentiment de solidarité, mais qui en plus nous offre des possibilités de synergies. Cette synergie, à laquelle je fais allusion, est surtout basée sur l’exploitation de nos différences et ressemblances, car n’ayant pas les mêmes défauts et qualités propres à nos Histoires, il nous est possible de s’appuyer sur celles-ci afin de mieux construire notre futur. Comme exprimé plus haut, l’avenir est sombre et nécessitera des efforts considérables si nous voulons que les générations futures puissent connaître des jours meilleurs. Alors, le combat de demain devra demander les deux qualités que nous avons, soit l’esprit de résilience et de grandeur. L’alliance entre les constituantes culturelles du Québec et de la France sont donc idéale à l’essor d’une francité que je crois fortement constructive puisque qu’ayant un juste dosage de différences et ressemblances pour se faire. Cette alliance, ne doit par contre pas être confondue avec un quelconque métissage, qui lui annulerait l’avantage qu’offre la relation fraternelle que je propose, mais une synergie interculturelle entre nations liées par le sang, mais séparées par l’Histoire. De cette convergence pourra naître une francité à la fois idéaliste et réaliste, fervente et patiente, radicale et pragmatique, romantique et résolument elle-même, mais surtout enracinée et ultimement révolutionnaire! 

De cette façon, et des deux côtés de l’océan, nous pourrons créer par une réunion de la francité, une force au-delà de la nation qui ne la nie pas pour autant. Une internationale de la francité qui pourrait être le laboratoire d’une vraie internationale des nations, contrairement à ce qui fut fait auparavant. Les problèmes sont globaux il est vrai, mais les solutions ne peuvent qu’être nationale! Par contre, si ces nations veulent leur salut, et nous espérons qu’elles le souhaitent, l’union reste indispensable afin de créer un rapport de force digne de ce nom.

Le mondialisme créa, il est vrai, l’union des pouvoirs occultes de l’argent et du vice, mais cette logique machinale devra un jour faire face à sa logique antagoniste qu’est celle du vivant, autrement dit l’union des pouvoirs de la vertu et de la solidarité humaine. Mais pour ne pas baisser les bras devant ce vaste chantier, remémorons-nous que parfois certaines vérités sont éternelles, alors, si Dieu se rit des gens qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes, bien faisons que Dieu soit tordu de rire jusqu’à la fin !  

Benedikt Arden

vendredi 5 août 2011

Petite introduction à l'économie durable

Voici une petite introduction à l'une des meilleures idées de réforme monétaire du moment. Cette révolution est inévitable et la création d'un système à visage humain est indispensable afin de préparer l'après crash de l'empire des banksters.
Le principe de base

L'Essence de l'Argent : Un conte médiéval from Bankster on Vimeo.
Le système de demain

Introduction à Digital Coin : Pièce Numéri

jeudi 28 juillet 2011

Constitution de 82 ou Traité de Lisbonne - Québec & France même combat: Le souverainisme!

Intervention de François Asselineau à CHOQ-FM sur les questions fondamentales de la France, mais aussi du monde - dont nous aussi faisons partie. Le souverainisme dans toute sa splendeur! 

François ASSELINEAU (U.P.R.) sur CHOQ-FM Québec... par lucinthesky33
Suivie d'une excellente conférence sur la libération nationale!
U.P.R. Les 10 raisons qui nous imposent de... par lucinthesky33

jeudi 2 juin 2011

Paradis fiscaux, souveraineté criminelle

Alain Deneault est docteur en philosophie de l’Université Paris VIII, chargé de cours et postdoctorant en sociologie à l’UQAM. Il sera avec nous pour questionner le pouvoir grandissant que détiennent les paradis fiscaux dans l’économie contemporaine. Son livre Offshore : paradis fiscaux et souveraineté criminelle est le premier livre québécois qui vise à circonscrire l’objet nébuleux qu’est l’offshore et qui permet de comprendre toute la puissance que ces entités ont amassée en faisant fi des règles des sociétés démocratiques. Nous profiterons également de sa présence pour tenter de faire le pont entre la sociologie des paradis fiscaux et la philosophie de l’argent de Georg Simmel en parlant de la traduction qu’il a fait du livre L’argent dans la culture moderne et autres essais sur l’économie de la vie et en explorant la contribution qu’il a faite dans Georg Simmel et les sciences de la culture.

mardi 17 mai 2011

Mise au point sur « l’antifatique » fanatisme ambiant

Pour ceux qui en ont entendu parler, une contre-manifestation eut lieu le 17 avril dernier, à l’encontre de celle organisée par une petite organisation d’anglophone fâchée (angryphone) dénonçant l’infâme dictature qu’est la diabolique loi 101. Bizarrement et contre toute attente, la plus grande surprise n’est pas venue du piteux état des manifestants, ni du cortège faramineux de policier nous observant, mais d’ailleurs. Effectivement, un troisième contingent s’est rajouté, et cela, tout spécialement pour moi ! Quel honneur me direz-vous ? Ne sachant pas être d’une si grande importance, l’évènement me parut des plus singuliers. Malgré tout, il semble que cette certaine mouvance anti-moi ait des motivations des plus résolues sur ce que je suis accusé être (à n’en point douter, le fils spirituel de Mussolini, c’est évident ? !) en plus d’avoir l’impératif devoir de dénoncer le crypto racisme d’indépendantistes (sic) qui agressent de pauvres « angryphones » bien intentionnés. Comme ceux-ci sont difficiles à amalgamer avec de pauvres victimes (leurs têtes et leurs discours en disaient suffisamment long) de notre bien connu « racisme québécois » (genre protection de la langue, de la culture et tout ça), ils ont dû s’improviser un spot au troisième coin de la rue devant l’université Mc Gill (parfois les choses sont bien faites, me direz-vous !). Bref, malgré leur pugnacité, le cortège s’est très vite lassé de jouer à la tierce partie et ils sont partis combattre le fascisme ailleurs.

Que penser de cela ? Bien peu de choses à mon avis, car il est loin le temps où je croyais encore en une menace fasciste dans notre beau Québec, tête de proue de la tolérance et de l’amour entre les hommes ! Bien sûr, loin de moi l’idée de me justifier à ces têtes de Turc, car s’ils connaissaient des notions de « Logos » et s’ils étaient intéressés à connaître quelques vérités que ce soit... bien ça se saurait ! De toute façon, la joie d’avoir des ennemis à combattre semble compenser amplement ces carences et tout ce qui s’approche d’une justice n’est pas dans l’ordre des choses à ce que nous pouvons comprendre. Avec un survol rapide de la situation nous pourrions être perplexes sur certaines de leurs motivations, nous pauvres esclaves de la dialectique normative. Pour ma part, il me semble plutôt évident que le problème se pose d’abord au niveau de leur logique intrinsèque, ce qui les pousse à agir de manière complètement incompréhensible pour mes camarades souverainistes (surtout pour ceux de gauche). Sans aller trop loin dans leur mal-être intérieur et l’idéologie qui en découle (chose que je ferai certainement un jour), je me dois de rappeler certaines notions pour que ce mystère « antifatique » le soit un peu moins.  

D’abord, je dirais à nos amis néophytes, qu’il y a deux formes d’antifa, la forme Redskin (R.A.S.H. notamment) et la forme Casual (ou forme étudiante et majoritaire). Les deux ont des idéologies assez similaires, mais la grande différence se trouve dans leurs activités de fin de semaine. Grosso modo, l’un est plus dans l’affrontement 10 contre 1 (les Redskins) et l’autre est plus du type moraliste de forum Internet (quoiqu’il ne soit pas impossible de coupler les deux). Ensuite, pour ce qui est des questions idéologiques qui fondent leurs actions, il ne faut absolument pas faire l’erreur de commencer l’investigation par l’idéologie de base (ce qui est normalement le cas). Ce que je suggère, c’est de la voir comme une espèce de projection psychologique émise sur une partie précise de la population, afin de pouvoir la diaboliser et ainsi justifier un militantisme valorisant et facile. Autrement dit, « l’antifa » n’est pas du tout dans la dynamique qui incite habituellement les gens normaux à militer, qui serait plutôt :

1-  On observe (ou on subit) une situation déplaisante.
2-  On s’informe sur cette situation que l'on juge injuste dans son fondement (pour être sûr qu’elle l’est vraiment).
3-  On découvre/on bâti un système (idéologie) alternatif.
4-  Finalement, on apprend/on invente une méthode d’action afin de la combattre pour ainsi mettre en place notre alternative.    

En fait, pour eux la logique est inverse :

1-  On découvre un mode d’action qui nous donne une identité et des amis (notamment dans un style punk, skin, hippy, etc. Doublé à un « antiquelquechose »).
2-  On apprend les rudiments affiliés à l’idéologie afin se donner de la crédibilité.
3-  On s’informe sur les évènements et les idéologies rivales, faute de quoi, on s’en trouve une autre (idéologie) qu’on peut accuser d’être seulement de façade et donc de cacher celle qu’on veut projeter. 
4-  Finalement on créé les situations de conflit qui se révèlent déplaisantes et l’on dit que c’est les autres qui ont commencé.

Donc, ce que l’on peut comprend par cela, c’est que c’est beaucoup moins la quête d’une justice qui motive leurs actions, qu’une quête esthétique et d’estime de soi. Cela revient donc à rabaisser la volonté militante à une démarche de quête d’identité, ce qui ne va pas sans causer quelques problèmes d’éthiques à postériori[1]. La première des choses est d’abord empirique, car avec une telle vision, on ne peut avoir qu’un jugement (à la base) complètement biaisé, car leur identité[2] est basée sur le fait d’être le contraire d’un autre[3]. Donc pour définir « l’antifa », il faut nécessairement définir le « fa » dont ils se réclament les opposés, ce qui nous conduite vers la seconde difficulté, qui est de le faire exister. Mais bon, pour ce qui est de la définition du « fa », c’est d’abord un gros con raciste, xénophobe, homophobe, sexiste, réactionnaire, etc. D’abord con, parce que pas intelligent et/ou mal éduqué. Ensuite, il est tout le reste, parce qu’émotif et mal informé. Cela dit, le « fa » est aussi violent, lâche, mal intentionné et forcément très malin (malgré qu’il soit aussi très con), ce qui fait que « l’antifa » doit tout mettre en œuvre pour le détruire avant qu’il ne puisse mettre ses plans à exécution, plans qui sont grosso modo les mêmes que ceux qu’Hitler (le fa par excellence) fit en son temps. Cela est impératif pour celui qui veut réussir à mettre à bas cette menace constante qu’est le retour d’un nouvel holocauste, d’un 4e Reich et donc d’une troisième guerre mondiale. Évidemment, et vous l’avez compris, « l’antifa » à donc une très grande responsabilisé sur les épaules (le sort de l’humanité) et cette tâche, qu’il prend très au sérieux, doit donc être la priorité absolue, ce qui fait que les questions d’éthiques n’ont pas vraiment leur place dans le cadre d’enjeux aussi cruciaux. Vue de cet angle, la lutte contre le « fa » devient sans limite et pour cela deux choses l’une, la première c’est que pour la cause de l’humanité la fin justifie amplement les moyens et ensuite, qui se bat contre l’humanité ne peut pas prétendre bénéficier des droits qu’ils leur sont affiliés. Donc, un « fa » ne sera pas considéré comme un homme normal (au sens des droits de l’homme et tout ça) ce qui fait que l’on ne peut avoir de scrupules sur les moyens à employer pour anéantir le « fa ». Cette tradition antifatique n’est d’ailleurs pas nouvelle et fut mortellement incarnée par leurs camarades italiens des brigades rouges[4] pour qui : « tuer un fasciste n'(était) pas un crim». Tout ça quitte à collaborer avec d’autres ennemis de moindre importance comme la police, le système et le grand capital.

Tout ça c’est bien beau, me direz-vous, mais quel est le lien entre ces fameux « fa » et le mouvement souverainiste ? Bien, c’est un peu là que ma théorie de projection vient aider à comprendre cette situation apparemment absurde, car personne de réellement honnête[5] ne pourrait traiter le mouvement souverainiste d’autre chose que de ce qu’il est, soit une entreprise anticoloniale, intrinsèquement progressiste, au sens que ce mot a de meilleur. En plus, et pour me défendre un minimum, quel est le lien entre le racialo-capitalisme d’Hitler (l’idéologue par défaut du « fa ») et le solidarisme que j’appelle de mes vœux ? Rien de trop pertinent sur le fond effectivement. Donc, pour en revenir à mes « antifas » névrosés, ce que je crois c’est que, comme le processus de prise de conscience antifatique le laisse comprendre, ils ont la fâcheuse tendance à se construisent inconsciemment des ennemis qui les confortent par opposition sur ce qu’ils veulent être. Comme ce type de guignol n’existe pratiquement pas, bien on le fait incarner chez celui qui est moralement le plus facile à combattre, non par moralité, mais par simple cruauté. Ce que je veux dire, c’est qu’intuitivement et en choisissant de combattre ceux que le système déteste le plus[6], on sait que l’on n’aura pas trop de problèmes judiciaires et que l’on aura toujours le beau jeu lorsque ça commencera à chauffer vraiment. Sans oublier que le conte de fées sur le combat antifasciste est pour le moins facile à faire avaler aux jeunes qui n’y connaissent pas grand-chose (excepté que le fascisme c’est méchant) et qui ne voudraient surtout pas se faire coller l’étiquette magique de « fa », parce que trop borné sur la strique définition du fascisme.  Donc et toujours en suivant la logique de départ, ils essaieront, pour les raisons invoquées, de nous coller par tous les moyens l’étiquette de « fa », pour avoir le droit de le combattre en nous. Pour notre cas bien précis, j’avoue que c’est beaucoup plus difficile que pour nos cousins français, mais la sémantique de social-nationalisme affiliée aux souverainistes suffit généralement à faire un amalgame facile avec le national-socialisme[7] (donc nazi ou « fa »). La suite est généralement un tâtonnement inductif et continuel afin de trouver quelques spécimens spéciaux et d’affirmer que tous sont comme les exceptions par crypto idéologie. Tout cela sans oublier que le Québec bashing de nos opposants ne manque pas de leur donner une aide précieuse[8] sur cet étiquetage stupidement mensonger. Bref, je crois que tous ici commencent à saisir l’essentiel de l’idée que j’essaie d’insuffler et qui est malheureusement loin du mythique combat de résistance antifasciste d’une époque déjà bien lointaine.

Pour finir, j’aimerais faire passer un petit message d’amour et de tolérance à tous les membres de notre belle collectivité en manque d’action, qui est que la recherche de boucs émissaires n’est pas une bonne démarche, même pour des petits Torquemada en manque d’ennemis que sont les « antifas ». Il faut cesser les démarches « antiquelquechoses » afin de favoriser les démarches « proquelquechoses ». De cette façon, l’opposant ne sera plus l’opposé et la projection qui fausse le jugement pourra donc enfin être levée, et cela, pour le meilleur de tous. Peut-être même connaîtrions-nous une avancée vers des débats sains, sans diabolisations, ni points « Godwin » parfaits.  De plus, je tiens à rappeler que si la persécution ethnique put engendrer des camps de concentration (ce qui est condamnable, personne n’en doute), la persécution idéologique malheureusement engendre aussi certains désagréments.  Qu’ils soient de rééducation, d’exécution humanitaire ou seulement de travaux forcés, ces camps ne sont pas géniaux non plus. Surtout quand ceux-ci proviennent de l’esprit de gens se présentant comme des libérateurs de l’humanité.
Mais bon... allez en paix !

Benedikt Arden    
         


[1] Cette quête d’identité est aussi valable pour les skins anticommunistes qui sont aussi des antiquelquechoses. 

[2] Dans leur cas, elle est à base styloco-idéologique.

[3] Quand on est antiquelqueschose, ce quelque chose est peut-être notre antagonisme, mais il n’en reste pas moins une composante majoritaire de la notre.

[4] Au moment des années de plomb (années 70), le meurtre de fascistes était monnaie courante et tolérée par les autorités.   

[5] Évidemment, j’exclus les « angryphone » et leur site qui sont toujours en train de nous traiter de nazi tout en prônant notre extermination.     

[6] En l’occurrence nous et pas les « angryphones » et autres organisations anti-québécoises.

[7] Cela est d’autant plus absurde qu’Hitler n’était ni socialiste ni nationaliste, mais pangermaniste et racialo-capitaliste. Cela s’appelle simplement de la récupération politique, un peu comme le socialisme du PS en France.

[8] Le livre de Patrick Bourgeois « Québec bashing » nous démontre magistralement que les qualificatifs de réac, nazi, xénophobe, etc. sont depuis un certain temps très en vogue chez les ennemis du Québec afin de diaboliser notre démarche en occultant leur motivation exploitatrice par un masque progressiste.