mercredi 11 février 2009

Quand l’antifascisme arrive à son crépuscule

De nos jours, on entend de plus en plus parler de cas d'ex-gauchiste se ralliant aux mouvements nationalistes, développant ainsi une aile dite socialiste nationale. Malgré le fait que ces gens proviennent de diverses tendances de la gauche, ils semblent toujours quitter leurs groupes antifascistes et internationalistes pour les mêmes raisons : la pertinence du combat. Pourtant, si l'on en croit la littérature de ces cocus, le fascisme est en pleine essor et tout ces groupes nationalistes (même revendiqués de gauche) ne serait que d'ignoble ramassis d'ordures nazies* à l’image du NSDAP* et cela sans distinctions ni nuances sur le fond. À en croire les textes de ces organisations, (comme REFLEXes, pour ne citer que celui-là) on croirait que l'extrême droite est une maladie et que le nationalisme en est le symptôme. Par exemple, un communiste ou un socialiste qui aimerait son pays deviendrait, pour ces gens-là, automatiquement un national-bolchevique, un rouge-brun… en somme, une ignoble ordure nazie. Et leurs thèses sont toujours bien garnies de liens pour expliquer cette pathologie, car si on étudie avec soin toutes les relations du patient, on finit généralement par trouver un autre malade qui lui, l'a attrapé d'un autre et ainsi de suite. En regardant leurs thèses, on croirait vraiment qu’ils vivent en plein « Night of the living dead » où lorsque quelqu'un est mordu par un zombie (même si c'est un mec bien), ce quelqu'un devient un autre zombie qu'il faut absolument exterminer, car ce qu’il dit est forcément une basse manipulation dans le but de perpétuer son espèce. En fait, pour eux c'est simple, si t’es d'extrême droite, tu n’est plus un homme, mais un monstre à exterminer. Et, bien sûr, c'est eux qui font le diagnostique et celui-ci est sans appel*.

Ceci étant dit, je voudrais revenir sur la manifestation de soutien aux palestiniens du 24 janvier 2009 à Paris, qui vous le savez peut-être, a eu son lot de casse en ses rangs. Pour faire simple, certaines organisations dites nationalistes (et vous voyez le concept déjà) ont décidé de participer à cette manif qui fut organisée par des groupes communautaires et d'extrêmes gauches (CNT, notamment). Voyant ce groupe de contaminés voulant parader avec eux, ils ne pouvaient que réagir, et cela, quoiqu’il arrive. Donc, avec l'aide des forces de l'ordre et de miliciens sionistes* bien entraînés à bastonner des gens pour leurs opinions, ces officiers de la santé publique ont pu nettoyer le terrain à coup de barre de fer et les flics, à coup de panier à salade. Finalement, après cette belle aventure, flics, miliciens et anarchistes ont pu festoyer gentiment ensemble sur ce travail de lavage bien fait.

Évidemment, je vous invite à ne pas prendre mes propos au pied de la lettre, car il s'agit bien d'un des plus grands actes d'aliénation qu'ait réalisé l'extrême gauche depuis bien longtemps. Car si on réfléchit un peu et que l'on oublie nos préjugés (antinationaux notamment), on ne voit que des groupes anti-impérialistes et nationalistes être solidaires avec la Palestine et s'ajouter à ceux de la gauche classique. Cette manifestation était le moment parfait pour faire front ensemble dans une cause commune et oublier (ne serait-ce qu'un instant) les divergences politiques. Mais il semble que les antifascistes avaient trop peur de cette maladie contagieuse qu'est l'extrême droite et dont eux seuls ont le droit de diagnostiquer.

Bon, maintenant parlons un peu des principes de bases qui régissent le bon sens. Inutile de vous dire que pour les antifascistes, la lutte des classes et le combat social, c'est bien moins important que de combattre le nationalisme (car avouons-le, il n'y a plus de fasciste, donc il faut en inventer !!!). Cela devient encore plus évident quand nous les voyons s'unir avec des flics (leur supposé ennemie no.1) et un groupuscule raciste comme le betar pour bastonner des Arabes du centre Zahra (porteurs de la maladie par association) et des nationalistes (et je n'exclus pas les femmes dans cette agression, car ces révolutionnaires sont égalitaires même dans la baston) venus soutenir une cause humaniste. Vous pourrez juger ces évènements par vous-même avec cette vidéo ci-dessous qui montre explicitement les actions expliquées plus haut, mais il faut comprendre que le radicalisme déraisonnable de certains groupes arrive généralement en phase de déclin et qu'il est parfaitement compréhensible et même souhaitable que plusieurs quittent des associations basées sur le combat de quelque chose qui n'existe plus… le fascisme. Et tout particulièrement quand ceux-ci font des actes aussi insensés et surtout avec un partenariat des plus dégoûtants.

Vortigern Zifendel



Les sionistes attaquent le Centre Zahra par centre-zahra-france

  • Pour les groupes antifascistes, devenir un nazi est facile. Vous n’avez qu’à aimer votre pays, et cela, peu importe le reste de vos opinions.
  • NSDAP : (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei), Parti national-socialiste des travailleurs allemands ou bien vrai nazi.
  • Les groupes se considérant d’extrême droite sont très rares, mais quand un antifasciste dit que vous être un nazi, vous êtes considéré comme tel pour toujours même s’il ne s’agit que de calomnies (et c’est généralement le cas à 99,9% du temps). Vous pouvez ensuite servir de référence pour accuser quelqu’un d’autre (un ami, un parent, etc.) dans le cadre du crime par association. Je dois insister sur le fait que les médias et les politiciens utilisent fortement ces conclusions. Cela expliquerait peut être pourquoi REFLEXes est en partie financé par la CIA.
  • Cette milice sioniste s’appelle le BETAR et est reconnu comme terroriste dans plusieurs pays dont Israël. Ces gentils enfants de cœur considèrent les juifs comme le peuple élu (le politiquement correct de race supérieur) et ne tolère aucune critique d’Israël même lorsque ceux-ci massacrent des gens.