jeudi 18 décembre 2008

Qu’est-ce que l’alternationalisme ?

L’alternationalisme est d’abord l’adaptation du nationalisme à la mondialisation pour que celui-ci soit en mesure d’être une alternative concrète au mondialisme néo-libéral.

Avant d’expliquer notre vision du monde, je définirai d’abord le mondialisme et son projet. Le mondialisme (qui ne doit pas être confondu avec la mondialisation) est une idéologie travaillant à la mise en place d’un gouvernement mondial par la dissolution des nations et des identités dans le but d’en recréer une seule, bien homogène. La volonté mondialiste se justifie généralement par des arguments de paix universelle, car selon eux, la guerre proviendrait essentiellement de l’autonomie et de la diversité des peuples (populisme, choque des civilisations, etc.). Bien évidemment, cette définition s’apparente beaucoup plus aux volontés altermondialistes que néo-libéral, mais ces derniers travaillent de concert dans ce cadre idéologique en règle générale.

Pour ce qui est de l’alternationalisme maintenant. Notre idéologie est d’abord basée sur l’idée que tous les peuples sont des entités distinctes et que ces entités forment la diversité du monde, qui elle, est une richesse importante à conserver. Ensuite, nous considérons la nation comme la forme de gouvernance la plus morale, et cela, pour deux raisons. La première, est que la nation est l’association de populations consentantes la plus grande, donc, la plus autonome économiquement et politiquement. La deuxième, est qu’elle est la plus démocratique, car la mécanique électorale étant ce quelle est, mélanger trop d’intérêts divergeant ramène toujours au bipartisme centrisme (deux partis ayant des projets similaires) ou la quasi absence de démocratie réelle. En somme, l’alternationalisme est la vision d’un monde composé de nations indépendantes capables de travailler ensemble tout en respectant leurs différences et leurs intérêts.     

Avec ce modèle, nous tentons de mettre un frein au mondialisme néo-libéral qui, en utilisant des alibis humanistes, veut soutirer le pouvoir aux États (qui sont la voix des peuples) pour le remettre aux oligarchies financières déjà libérées de leurs rôles de citoyens corporatifs (évasions fiscales, antisyndicalisme, baisse des salaires, etc.). Ces obscurs groupes travaillent d'arrache-pied à la mise en place d’une humanité sans attache historique et identitaire ainsi qu’à l’uniformisation des cultures en une seule qui serait celle de l’amour de l’argent (corruption), de la consommation (vide spirituel) et du narcissisme (l’isolement), en somme la culture américaine. Cette culture a pour but de rendre invisible aux peuples la fin de la démocratie et faire accepter moralement la libre circulation des biens, des hommes et des capitaux, obligatoire finalité de la logique marchande. Nous croyons qu’un monde où la seule finalité est le commerce ne peut être bénéfique pour personne, car cette logique n’engendrerait qu’une sordide dictature économique en plus de causer la destruction de la diversité humaine ainsi que celle de l’environnement. Nous croyons en un monde où la finalité est l’homme et où l’économie est à son service. Notre position est donc un ordre où la collectivité serait prioritaire sur l’intérêt personnel par l’utilisation d’un cadre national, démocratique (intérêt populaire) et autonome (non sous le joug de nations dominantes) dans le but d’encadrer une économie réglementée selon l’intérêt populaire (d’où notre appellation de troisième voit). Notre but est de redonner aux peuples du monde le droit à la fierté nationale dans un cadre dénué de tout chauvinisme et de racisme, car ce cadre étant universel. Nous croyons qu’un tel monde peut être très productif sur les sujets de discordes (tel que l’environnement, l’exploitation, la redistribution des richesses… pour ne nommer que ceux-là) si un rapport d’égal à égal est présent entre les nations. Il est aussi important de dire que l’alternationalisme ne s’oppose en rien aux unions participatives entre pays si ces accords sont respectueux des populations et des intérêts communs. Ce compromis étant indispensable à la réalité géopolitique actuelle.       

Bien évidemment, cette définition n’est que sommaire, mais à partir des articles de cette page, nous clarifierons l’essentiel de la position alternationaliste qui, je l’espère, créera un véritable front contre le mondialisme.

Vortigern  Zifendel